Dimanche à Surgères, sur terrain neutre, l'équipe espoir du BO affronte à 15h 30 le Racing-Métro en demi-finale de la poule d'accession à l'élite. Pour Mathieu Rourre, le manager de l'équipe et directeur du centre de formation, il s'agit d'une étape mais pas d'aboutissement car dans la foulée des pros, les espoirs veulent aller plus loin. Même si quelques joueurs clés sont blessés (Roidot, Lebrequier, Lakafia, Couet-Lannes, Lebrequier), les protégés de Martin Gaïtan et Pierre Novion peuvent compter sur un effectif enrichi de quelques pros. Le vainqueur rencontrera en finale le vainqueur du match Montauban-Oyonnax. La rencontre aura lieu le 23 mai, au lendemain de la finale de la coupe d'Europe. Rencontre avec Mathieu Rourre.
Un mot sur le match de dimanche, sur l'adversaire, sur ton XV de départ ?
On a déterminé un groupe de 24 joueurs et on donnera le XV de départ dimanche. On va affronter une équipe du Racing-Métro qui nous a déjà posé pas mal de problèmes. Ils ont une très bonne mêlée et un bon fond de jeu. Le match sera serré, c'est certain.
Qui sera ton capitaine dimanche ?
Le capitaine naturel était cette année Wenceslas Lauret. Il est engagé avec le pros pour la coupe d'Europe et nous nous en réjouissons évidemment. Pour ce match, un autre joueur cadre sera le capitaine, il s'agit de Laurent Tranier, même si d'autres espoirs ont assuré cette responsabilité, comme récemment Benoît Guyot et Tanguy Molcard. Ce sont des joueurs qui ont fait leurs preuves avec les équipes de France et qui montrent, malgré leur jeune âge, maturité et expérience.
C'est pour cela que tu as fait venir quelques pros dans le groupe ?
Il y en a peu. On a voulu garder l'unité du groupe, on a juste fait venir ceux qui ont joué souvent avec nous. Des joueurs comme Yann Fior, Alexandre Barozzi et César Damiani apportent bien sûr leur talent, mais aussi une forte dimension humaine. Toutefois, avec des Raffault, des Tranier, des Guyot, des Molcard, des Lesgourgues, etc., nous avions déjà de très fortes individualités dans le groupe
Que leur as-tu dit cette semaine ?
Je leur ai dit que s'ils étaient là, ce n'était pas par accident, qu'il ne faut pas se mentir, que l'on avait une finale à aller chercher. L'an dernier, nous avions perdu à ce stade de la compétition face à Bordeaux. Il faut que nous sachions utiliser cette défaite pour rebondir, pour nous construire. Je leur ai dit que la force de notre groupe, c'est aussi la solidarité.
Les défaites servent à rebondir ?
Bien sûr ! On doit se dire encore plus qu'il faut être acteur de l'événement, essayer de le dominer et non de le subir. La seule performance, plus encore à ce niveau de la compétition, c'est la victoire
La campagne européenne des pros donne-t-elle des ailes à tes jeunes ?
Evidemment, les pros, les espoirs les côtoient toute l'année, ils doivent nécessairement s'identifier à eux. Le travail, la solidarité, l'envie sont des valeurs qu'ils ont montré et que nous devons faire nôtres. On l'a vu lors d'un stade que nous avons effectué à Hossegor. Nous étions bien sûr à Anoeta et voulons comme eux réussir. D'ailleurs, Wenceslas Lauret sera avec nous ce week-end et cela est un signe fort.