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29/05/2012 18H02

Historique

Les succès, moteur de l'identité du club

Tribune Serge Blanco

PHOTO - Tribune Serge Blanco au stade Aguiléra / Sylvain Frappat  © Capgemini


Les prémices
En 1884, M. Hum-Sentoure, directeur de l'école Jules-Ferry, fonde un club sportif, « Les Vélites ». Cette association est à la base scolaire et à vocation militaire. À la même période se développe un groupe concurrent, « L' Operne ». Son président est le directeur de l'école Paul-Bert, un certain M. Lacoureye. En 1887 se déroule avec des Anglais, et de manière informelle, un premier match de rugby près du phare. En 1898, M. Hum-Sentoure fonde une nouvelle société, « l'amicale des anciens de Jules-Ferry ». Cette dernière se livre à des disciplines comme la gymnastique, la lutte, la boxe, l'escrime, les poids et haltères, la natation, la pelote. En 1902, l'amicale devient le « Biarritz Stade ». Or une nouvelle section, fort active, est créée : celle du rugby. En 1903, le « Biarritz Stade » fait l'acquisition d'Aguiléra, alors propriété d'un club privé de tir au pigeon. En 1909, un nouveau club voit le jour : il s'agit du « Biarritz-Sporting Club ». Le ballon ovale est définitivement installé à Aguiléra. Un premier match international, face aux Gallois de Cardiff-Roseburg, se déroule en 1909.

Fusion de deux clubs
En 1913, le sénateur-maire de Biarritz, M. Forsans, décide de régler le différent qui oppose les deux clubs qui se partagent la possession du domaine voué au rugby. La fusion du Biarritz Stade et du Biarritz Sporting Club intervient le 24 avril. Le nouveau club prend le nom de « Biarritz Olympique » et se donne comme président M. P. Campagne. En 1917 et 1922, l'équipe est championne de la côte basque. L'influence biarrote marque d'ailleurs la vie d'autres clubs du Sud-Ouest. Ainsi Fernand Forgues, brillant animateur de l'Aviron Bayonnais, débuta au Biarritz Olympique. De même, c'est le Biarritz Olympique qui est à l'origine de la création du rugby à Saint-Jean-de-Luz. Citons encore Jean Doubee, capitaine biarrot donna le véritable départ au Sporting Union Agenais.

Premier titre en 1935
L'influence du Biarritz Olympique ne se réduit pas à la création du Comité régional de Côte Basque. Sur le terrain, les Biarrots font trembler les défenses adverses. Un nom se détache : il s'agit d'Henri Haget, dit « Rico ». L'ouvreur fait parler la poudre sur les terrains de l'Hexagone. Arrivé en finale en 1934 face à l'Aviron Bayonnais, Biarritz décroche, à chaque fois devant Perpignan, deux titres de champion de France (1935, 1939) et une coupe de France, toujours face au même adversaire (1937). L'USAP l'emportera en revanche en 1938. En 1936, le comte et la comtesse de Bendern fondèrent la première école de rugby en France, l'école des Minimes. La ville de Biarritz a son impératrice, son club de rugby aura sa comtesse.

La consolidation
La guerre marque un tournant. Les bases du club sont jetées et le palmarès déjà fourni. Reste que la montée en puissance se poursuit par paliers. Ce qui n'empêche pas les rouge et blanc de tenir tête au champion sortant, la Section Paloise, en demi-finale de la coupe de France (1946). L'année suivante, les biarrots atteignent le même stade de la compétition, se voyant cette fois barrer la route par l'AS Béziers.
Les années 50 voient l'éclosion d'un grand acteur du rugby biarrot, le troisième ligne Michel Celaya. L'équipe ne remporte aucun titre majeur, mais se stabilise au haut niveau. Les jeunes se distinguent au plan national et l'équipe réserve est sacrée deux fois championne de France (1954, 1959). Après avoir fait les beaux jours d'Aguilera, l'international Michel Celaya devient entraîneur-joueur en 1958. Le club mise plus jamais sur la jeunesse. Les années 60 sont marquées par les débuts de Lucien Pariès, la disparition d'Henri Haget (1967) et, entre autres, 'éclosion de Michel Béraud, le fils d'André. Le rugby biarrot entre dans l'ère de la jeunesse triomphante.

Les années Blanco
Après Henri Haget et Michel Celaya, une autre grande figure se profile avec l'éclosion de Serge Blanco. Né en 1958, le « meilleur arrière du monde » se distingue au plus haut niveau dès 1975. Il fera les beaux jours de son club et de l'équipe de France. Son ascension est concomitante des meilleures années de Jean-Martin Etchenique et de l'arrivée du Néo-Zélandais Brian Hegarty. Avec la génération dorée des années 1980 (forte des internationaux Serge Blanco, Francis Haget, Jean Condom, Pierre Hontas et Pascal Ondarts…), le club franchit un nouveau cap dans la notoriété. Mais il échoue aux marches de la gloire avec une finale du challenge Yves-du-Manoir (1989) et une finale du championnat de France en 1992 face à Toulon pour le dernier match officiel de Serge Blanco. 1992 est aussi la première année du partenariat entre le Biarritz Olympique et la société de conseil et de services informatiques, Capgemini, présidée par Serge Kampf. Cette histoire de fidélite et d'amitié s'inscrit au présent et au futur puisque Capgemini s'est engagé à soutenir le club jusqu'en 2014.

Les titres
À 10 ans d'intervalle, deux drops et deux Serge marquent l'histoire du club. En 1992, celui du jeune ailier Franck Corrihons permet à l'équipe de Blanco d'accéder en demi-finale du championnat. En 2002, celui de Laurent Mazas donne le titre aux coéquipiers de l'autre Serge, Betsen celui-là, et du capitaine Jean-Michel Gonzales. Depuis l'avènement du professionnalisme (1998), le palmarès du club s'est étoffé et son ancrage dans le Pays Basque renforcé (nouvelle appellation, charte avec les clubs). En 2000, le BOPB remporte la coupe de France (challenge Yves-du-Manoir). En 2002 intervient donc l'année du troisième titre avec la victoire au finish devant le SU Agen (25 à 22). Le duo d'entraîneurs Laurent Rodriguez et Patrice Lagisquet se vit de la sorte récompensé. Le club parvient d'autre part en finale de la coupe de la Ligue en 2002. Il se place en coupe d'Europe avec deux quarts de finale (2001, 2003) et deux demi-finales (2004, 2005). Avec l'arrivée de deux internationaux français (Traille, Harinordoquy) et les nouvelles sélections de la saison (Couzinet, Peyrelongue, Bidabé), le BOPB, pour la première fois de son histoire, a débuté la saison 2004-2005 avec 14 internationaux français, dont 10 furent titulaires dans l'année écoulée. L'année 2005 est celle du quatrième sacre national avec une équipe en devenir et peu de changement à l'intersaison. En 2006, le duo Lagisquet-Delmas va encore plus loin avec une finale de coupe d'Europe face au Munster (19-23) et un Brennus conservé après un succès sans partage face au Stade Toulousain (40-13) en guise de passage de témoin. Biarritz est au zénith. La saison suivante, la veille de la Coupe du Monde France 2007, laisse des regrets : le BOPB s'arrête en quart de finale de la coupe d'Europe et la réussite le fuit en demi-finale du Top 14 face à Paris. En 2007-2008, les Biarrots finissent 6e du championnat. Patrice Lagisquet se retire.

Serge Blanco à la relance
Serge Blanco, le premier des Biarrots, a repris en 2008 les destinées de son club de toujours, le BOPB, après avoir assuré durant dix ans le lancement de la Ligue Nationale de Rugby et du professionnalisme dans le rugby français. La saison 2008-2009, marquée par des difficultés grandissantes jusqu'en décembre, est totalement relancée avec les retours de Laurent Rodriguez et Jean-Michel Gonzales. Biarritz, à la peine encore début janvier 2009, décroche son billet européen et finit en trombe la saison à la 5e place. Lors de la phase retour, le BOPB, avec un Dimitri Yachvili retrouvé, bat les quatre demi-finalistes. En fin de saison, Serge Blanco lance l'association « Socio BO » autour de tous les supporters et de toutes les entités existantes. Le succès ne tarde pas, avec plus de 500 adhésions le premier mois. La saison 2010-2011 voir le club aller aux portes des demi-finales nationale et européenne. L'été 2011 voit le retour de Patrice Lagisquet en tant que directeur sportif : le BOPB mise sur la continuité et la jeunesse pour se donner les moyens d'aller reconquérir des titres. Coupe du Monde oblige, le début de saison saisit les supporters d'inquitiétude (le BOPB finit la phase aller du championnat en tant que lanterne rouge). Serge Blanco use de toute son influence sur le groupe, maintient sa confiance aux hommes en place. Après une incroyable série (9 victoires sur les 11 derniers matchs et 2 bonus défensifs à l'extérieur), le succès en finale d'Amlin Challenge Cup face à Toulon (21-18) sauve de la plus belle des façons la saison, donne un premier titre continental au club et le qualifie pour une 13e fois de suite en H.Cup. La saison 2012-2013 voit le BOPB finir 9e du Top 14 et, une nouvelle fois reversé en Amlin Challenge Cup, se faire éliminer en demi-finale de la compétition par l'ogre du Leinster. L'équipe guidée par le duo Rodriguez-Faugeron ne pourra éviter la relégation à l'issue de la saison 2013-2014. Pour construire son projet "BOPB Nouvelle Version", Serge Blanco fait appel à Eddie O'Sullivan comme entraîneur en chef. Benoît August (avants) et Pierre Chadebech (arrières) complètent le staff pour attaquer la saison de Pro D2.







Vos commentaires

1 commentaires

Christian

15/05/2013 10H54

Et la suite .... !

Merci pour cet historique interessant : c'est en comprenant le passé que l'on peut réfléchir sur l'avenir. Un paramètre essentiel nouveau n'apparaît pas dans cette fin d'historique qui est donc le présent : L'évolution des budgets ..! Le budget du B.O. ne permettra plus d'approcher l'élite, ni donc la H cup...... et il faudra certainement lutter pour rester en Top 14. Je pense que tout le monde en est concient, alors ce serait bien d'aborder le sujet et de ne pas trop se bercer d'illusions sur ce proche passé glorieux, qui va s'éloigner de + en + !
Si nos amis de Cap Geminini diminuent leur participation en 2014, cela va être trés compliqué, non ? On ne pourra pas lutter contre la course au budget et donc il faut réfléchir à d'autres atouts que pourrait présenter le B.O. Il faut "inventer" autre chose que le seul salaire comme point d'attraction de joueurs fidèles qui constitueront le socle du club (la qualité de vie, les valeurs humaines, la formation en alternance et les perspectives de reclassement, etc...) Il faudrait peut être aussi mieux associer les joueurs aux résultats du club (aprés tout, il y a au Pays Basque, une culture coopérative, qu'il faut certes adapter, mais ce qui est possible dans le monde de l'entreprise devrait l'être dans le mode sportif). Prendre à contre-pied la course actuelle aux budgets en hausse, devrait un chalenge plaisant pour des rugbyman de haut niveau ...! AUPA BO

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