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17/11/2012 08H01

Nos grands anciens

Michel Celaya, le père du rugby biarrot

ART- Michel Celaya

PHOTO - Michel Celaya / René Tanguy  © Capgemini

En ce jour de France-Argentine, retour sur le parcours hors norme de l'un des pères du rugby biarrot et ancien capitaine du XV de France, et qui d'ailleurs joua en Argentine dans les années 50 sous les yeux d'un certain Che Guevara (voir notre article sur Facebook). Ce week-end, ce grand Monsieur sera autour des rencontres des jeunes, caméra au point, pour filmer les jeunes et continuer à servir, inlassablement et passionnement, son club et le rugby.

Mais revenu comme promis en arrière. Au printemps 1949, les juniors du BO remportaient la coupe Guichemerre en disposant de leurs homologues du SA Hagetmau (32-3). A l’issue du match, la presse locale ne tarissait pas d’éloges pour un troisième puissant et élancé, né à Biarritz : Michel Celaya. Dès la saison suivante Michel Celaya deviendra un titulaire indiscutable de l’équipe première. Flanker, troisième ligne centre, deuxième ligne, rapide, puissant, marqueur d’essais (et parfois même buteur), ses qualités ne tarderont pas à attirer l’attention des sélectionneurs du XV de France.

Une carrière au sommet
Le 28 février 1953, le gaillard biarrot (1m84, 93 kg) recevra sa convocation pour Angleterre-France (11-0). C’était l’époque où les joueurs étaient avisés de leur sélection par courrier. Le temps où il leur était demandé d’emporter avec eux shorts, chaussettes, chaussures à crampons, d’avancer les frais du déplacement à Paris et de prévoir dans leurs valises deux places pour... deux bouteilles de vin (Michel Celaya nous a montré une telle convocation). Michel Celaya portera le maillot bleu frappé du coq à quarante-neuf reprises et gagnera cinq fois le Tournoi. Le 26 mars 1960, il sera le premier capitaine du XV de France à triompher dans le terrible Arm’s Park de Cardiff (16-8). Jusqu’en 1959, Michel Celaya sera la poutre du pack des Rouge et Blanc. A l’intersaison 1959-1960, la rumeur véhiculera des contacts avec l’Aviron Bayonnais (imaginons pour nous rendre compte en termes actuels Imanol Harinordoquy troublé par les sirènes voisines). Finalement Michel Célaya rejoindra le Stade Bordelais, club au sein duquel il fera sa dernière apparition de joueur à Aguiléra lors du seizième de finale 1961 SBUC-SU Agen (12-11). En 1964, entamant sa reconversion, l’employé de l’EDF deviendra, pour finir sa carrière l’entraîneur-joueur du SA Mauléon

Il repère Serge Blanco
Trois ans plus tard, Michel Celaya reviendra au bercail prendre les rênes du BO. En 1973, il prendra une décision qui changera le cours de l’Histoire. Monsieur Dumai, concierge des terrains du Polo où évoluent les équipes juniors et cadets du club, lui signalera qu’un jeune un peu plus "bronzé" que les autres est aussi doué au football qu’au rugby. Il lui fera part de l’intérêt que lui porte le FC Nantes. Dans la salle à manger de la conciergerie, Michel Celaya convaincra Serge Blanco de choisir le ballon ovale. On connaît la suite. Avec Serge Blanco, Michel Celaya entretiendra une relation filiale guidant ses premières foulées en première division. Blanco, Etchenique, Barberteguy, Hégarty, Brunel, Beraud et tous leurs copains, Biarritz jouera sous la direction de Michel Celaya un rugby inspiré, spectaculaire, romantique. Entretemps, Michel Celaya sélectionneur et homme de terrain du XV de France, conduira la tournée du XV de France en Afrique du Sud en 1975. C’est lors de ce voyage aux Antipodes que naîtra l’équipe qui remportera le Grand Chelem 1977.

L'un des trois grands
Référence rugbystique, dépositaire du style biarrot, Michel Celaya sera par la suite toujours au chevet de son cher BO. Comme en 1988, où revenu de Marmande, il sortira le club d’une situation délicate. Dans l’Histoire bientôt centenaire du BO, trois hommes ont marqué leurs époques à intervalles réguliers. Henri Haget dans les années 30, Michel Celaya dans les années 50 et Serge Blanco à l’orée des années 80. Qui sera celui qui marquera les années 2000? L'histoire nous le dira...







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