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10/06/2014 07H24

Andrea Santolaya

L'empreinte du rugby derrière le viseur

ART- Andrea Santolaya

PHOTO - La photographe espagnole Andrea Santolaya réalise un travail de fond sur les rugbymen du BOPB / CM  © Capgemini

La photographe de Madrid Andrea Santolaya, récemment primée en Espagne pour son ouvrage sur les sculptures de Manolo Valdés au jardin botanique de New York, a inauguré cette année un travail sur l'univers des joueurs du BOPB. Un travail, en cours, qui devrait faire date et dont bien sûr nous nous ferons largement écho quand il sera achevé.

C'est la présence d'œuvres de Manolo Valdés à Biarritz (notre photo) qui a rapproché la jeune madrilène de la côte basque. Connaissant au demeurant bien la cité de l'Impératrice, elle était tentée par un travail sur les rugbymen d'Aguiléra. Spontanément, elle a contacté le club de Serge Blanco. Pierre Bousquier, le Directeur général, et Antoine Besse, le responsable communication, ont d'emblée été séduits par le projet de la photographe et lui ont ouvert les portes de ce qui constitue le sacro-saint d'un stade, le vestiaire.

Ayant recours principalement au noir et blanc, Andrea Santolaya réalise la plupart de ses séries de portraits en montrant les sujets dans un fond qui rappelle le temps qui passe. "Je veux confronter les personnages et les lieux dans leurs vécus respectifs". Après les divas du ballet de Saint-Pétersbourg, après les Indiens du Vénézuela et, entre autres, de nombreux travaux à New York, Andrea Santolaya, qui à 31 ans enseigne aussi son art à Madrid, a donc choisi de montrer les joueurs de rugby dans leur intimité, eux qui à leur manière "martyrisent" aussi leurs corps et entretiennent une histoire forte avec leur lieu d'expression, le stade.

Andrea est déjà restée plusieurs semaines à Aguiléra et reviendra encore courant 2014. Elle réalise un minutieux travail d'introspection pour montrer le champion non pas comme on le voit le plus souvent, c'est-à-dire lors de actions de jeu. Non, elle témoigne de l'homme et de sa relation à son corps, à son club et son sport. A sa famille aussi. Ainsi verra-t-on — le futur est requis car son travail, nous l'avons écrit, est en cours — les joueurs après le combat, portant les stigmates de celui-ci. Est-ce que l'après-match n'en dit pas autant sur les hommes que la rencontre elle-même ?

Pour se faire, Andrea a su acquérir la confiance des joueurs de manière à leur prendre un peu de leur intimité. Comme elle le fit aussi à New York autour d'un autre sport de combat, et non des moindres, la boxe. "C'est essentiel, nous pouvons rester assez longtemps pour une série, ils ont tous été formidables". La présentation de son travail sera assurément l'un des moments forts de la saison à venir.


A DECOUVRIR
Son livre aux éditions La Fabrica primé


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