Le pilier international du BOPB Fabien Barcella retrouve ce vendredi matin l'entraînement avec ses coéquipiers. Depuis début janvier et sa blessure au genou (entorse) au Stade de France, il rongeait son frein. Pour cette fin de saison, il a faim de loup. Ca tombe bien...
Retrouver l'entraînement, c'est une délivrance pur toi ?
Bien plus que cela! Rester aussi longtemps sans jouer, c'est rageant. Le temps passe doucement... J'ai travaillé d'arrache-pied pour revenir le plus vite possible, mais malheureusement, je suis resté 15 jours de plus que prévu aux soins. Aujourd'hui je reprends et je sais que je ne suis pas prêt à moitié, mais bien à 100 %.
Tu reviens à un moment crucial de la saison...
Oui, comme pas mal d'autres joueurs d'ailleurs. Nous allons vivre une période extrêmement importante pour le club. On ne va pas se le cacher, notre situation est difficile en championnat. On a une petite fenêtre de tir et on va s'y accrocher. En même temps, on a aussi la H.Cup et la perspective de jouer chez nous à Anoeta.
N'est-ce pas trop dur de regarder le Tournoi de loin ?
C'est difficile d'être blessé, mais il faut toujours garder la tête froide. Je suis très content des performances de l'équipe de France, mais, de fait, je ne me considère pas dans ce groupe. J'y serai à nouveau si par mes performance en club, je mérite à nouveau d'être sélectionné.
Le championnat, tu crois franchement que Biarritz peut s'engouffrer dans la brèche ?
Il faut prendre chaque match comme il vient. Nous avons la chance de recevoir Toulouse à Anoeta. Pour nous, c'est simple, il faut absolument l'emporter, sinon nous n'aurons plus aucune chance. Moi je veux que nous nous accrochions jusqu'au bout et alors nous pourrons en surprendre plus d'un. Je pense que ce serait une erreur de dissocier les deux compétitions que nous disputons. On va tout jouer à fond et aujourd'hui nous n'avons que Toulouse dans nos têtes.
Les bons résultats des Français dans le Tournoi sont-ils un signe favorable pour la coupe d'Europe ?
Il ne faut pas faire attention à cela même si qualifier 4 équipes sur 8 en quart de finale est une performance qui illustre le fait que le rugby français se porte bien. Nous avons mérité le droit de disputer un quart de finale de H.Cup à Anoeta, ce qui est un avantage, considérable je pense, même si face à nous les Ospreys, qui ont tout de même éliminé Leicester, comptent dans leurs rangs pas loin des trois quarts de l'équipe du Pays de Galles. Je sens qu'on n'est pas loin d'un grand grand truc en coupe d'Europe... Mais j'insiste, la seule préoccupation, c'est le match contre Toulouse. Pas question de se disperser.
Les Français sont à 80 minutes de Grand Chelem, ils sont favoris. Tu y crois ?
Bien sûr! J'ai suivi de très près le Tournoi. Nous méritons de l'emporter et pour le Grand Chelem, il faudra battre les Anglais chez nous. Les Anglais ne sont pas au mieux, mais ils ne sont jamais faciles à jouer. Il restent sur des succès contre nous depuis la Coupe de Monde. Nous devons apprendre à assumer notre statut de favori. Mais j'y crois et je l'espère pour toute l'équipe, à commencer pour Imanol et Dimitri.
A DECOUVRIR :
de nombreux retours au BOPB