04/09/2010 10H37
Au crible (3)
Gros plan sur Sylvain Marconnet
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DIAPORAMA - Sylvain Marconnet à l'entraînement / René Tanguy © Capgemini
Après Jean-Michel Gonzalez et les frères Lund, nous vous proposons un gros plan sur Sylvain Marconnet, qui va affronter dimanche à Aguiléra son ancien club, le Stade Français. Après 13 ans passés dans la capitale, le pilier international (le plus capé de l'histoire à son poste) a rejoint Biarritz cet été pour un y honorer un contrat de deux saisons. A un an de la prochaine Coupe du Monde, Sylvain Marconnet n'a qu'un objectif en tête : aider son nouveau club à défendre son titre de vice-champion d'Europe en faisant encore mieux. Comprenez : rapporter un trophée.
LE TEMPS REDUIT DE L'EMOTION
"J'appréhendais le moment où j'allais revêtir pour la première fois le maillot du BO. J'y ai pensé un peu lors du match amical que nous avons disputé contre La Rochelle, et ensuite plus du tout. C'est sûr que face à Paris, cela me fera étrange... Mais pour moi, c'est fait, la page est tournée, je me sens complètement biarrot. Tout s'est d'ailleurs très bien passé depuis mon arrivée. Et puis, nous avons assez de pain sur la planche pour que je me pose la question de savoir si cela me fera bizarre ou pas d'affronter mon ancien club !"
VAINCRE LE SIGNE INDIEN
"Le Stade Français m'a révélé, a fait ma carrière. Mais après 13 saisons, je ne m'y sentais plus à l'aise. C'était profond, je ressentais le besoin de partir. J'ai été séduit par le projet de Biarritz, avec des ambitions sportives, un groupe qui vit bien et des joueurs que je connaissais ; Paris a souvent été confronté au BO pour l'acquisition de titres... Le Stade Français a d'ailleurs un point commun avec Biarritz : il a perdu deux finales de coupe d'Europe. Je dois bien avouer qu'il me plairait de vaincre le signe indien avec ma nouvelle tunique !"
UNE HISTOIRE DE FAMILLE
"Quand on choisit un club, autant allier l'utile à l'agréable. Je suis marié à une Biarrote et d'ailleurs mon beau-père, Michel Béraud, a porté les couleurs du BO. J'ajoute que je suis ravi de retrouver les couleurs de Capgemini. J'ai été formé à Givors et suis ensuite passé à Grenoble, l'autre club de c?ur de Serge Kampf. J'aime cette idée de boucler la boucle. J'ai confiance car notre groupe a du potentiel, est plein d'abnégation, de courage et de solidarité"